It Follows, de David Robert Mitchell (2014), par Sékateur

Ah ! Voilà un film de pure frousse comme on n’en a pas vu depuis longtemps. Une entité mystérieuse, une menace, une créature sans identité, sans véritable objectif ni aspiration s’en prend à de jeunes gens innocents… L’horreur dans toute sa brutalité, en somme. Mais est-ce que ça fonctionne ?

Est-ce que ça fonctionne, c’est vraiment toute la question !

Car « It Follows » est un film qui peut fonctionner ou foirer selon la personne qui le regarde.

Et ça n’a rien à voir avec ses qualités intrinsèques. C’est une question de sensibilité.

Le pitch est très simple, et je ne vais pas trop en dévoiler car ce ne serait pas utile pour cette chronique. De très jeunes gens, ados ou jeunes adultes, sont victimes d’une entité qui est invisible aux yeux du monde, mais bien visible à leurs yeux à eux, et qui les suit sans courir où qu’ils aillent, de jour (pas la nuit) sans raison apparente, si ce n’est de les tuer si jamais ils se laissent attraper…

Il follows - maison

Cette malédiction, d’être suivi par une entité obscure aux dessins tout aussi obscurs, est affreusement anxiogène, d’où l’intensité de certaines scènes, au début du film.

Puis viennent les révélations, concrètement exprimées au travers de personnages ayant déjà vécu à la même situation. Et là, votre serviteur vous dira que ça se gâte. Ouais, parce que les révélations sentent un peu fort la bit-lit. Faut vraiment adhérer au concept pour goûter au délire proposé.

Quand je dis bit-lit, c’est bien pour souligner l’incroyable émergence d’une créature hors du temps, sans identité, impossible à combattre, dans un quotidien tout à fait actuel, et qui en fin de compte, s’en prend à des personnages à la sexualité affirmée… La sexualité affirmée étant de mon point de vue très personnel, qui m’appartient à moi et moi seul, l’une des caractéristiques de la bit-lit…

Le sexe fait partie intégrante de cette intrigue bizarre… De plus, il faudrait être naïf pour ne pas y voir l’héritage de « The Ring », de « Destination Finale » ou de « Halloween » tellement le réalisateur semble avoir absorbé ces références. Il en sort quelque chose de puissant, visuellement, très « Carpenter » dans l’âme, ça ne fait pas de doute (encore que certains passages soient bien plus modernes), mais le propos reste limité à une intrigue jouant sur la menace… la menace d’une créature sans âge, sans âme, sans aspiration autre que de buter sa cible… A prendre ou à laisser, si je puis dire !

Pour moi, ça a marché moyennement, durant plus d’une heure. Puis est venue la scène de la piscine où j’ai un peu décroché. Dommage, c’était la scène finale. A mon avis, elle gâche les trois-quarts du films l’ayant précédé. C’est très personnel.

Je ne peux pas totalement sanctionner un film ayant choisi l’option du premier degré, car c’est vraiment réussi textuellement parlant. Le problème réside dans certains détails, mais ils ont leur importance, ces putains de détails ! J’aurais aimé être vraiment effrayé, mais les ficelles sont parfois trop grosses…

Alors on va dire…

C’est bien, ok, c’est bien…

moyen mais sympa
moyen mais sympa

 

Publicités

3 commentaires

  1. Je suis assez d’accord avec la note. Le film n’est pas sans rappelé un certain Michael Myers tranchant au couteau … Je n’ai vraiment pas aimé la scène dans la piscine municipale …. Je l’ai trouvé vraiment ridicule ! Sinon, c’est le Grand Prix du dernier Festival de Gérardmer !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s