6ème Bloody Week-end

Où étiez vous les 29, 30 et 31 mai 2015 ? Si la réponse n’est pas « Audincourt », vous avez tout faux ! Bon, ok, faites comme vous voulez, mais vous avez certainement raté le Bloody Week-end, et ça c’est moche !

Audincourt, vous connaissez ? C’est à côté de Montbéliard. Vous savez, Montbéliard, au sud de Belfort… à côté du… trou du cul de la France ?

Vous ne voyez pas ? Allez, Audincourt, c’est ça :

Bloody - Audincourt 1

Bloody Audincourt

En ce dernier week-end de mai, l’événement se situait dans un charmant site nommé « Espace Japy » avec jardin, verdure, aire de jeu pour enfants… un p’tit paradis…

Sauf qu’on y trouvait également un bar, et la « Filature », lieu de toutes les réunions de Geeks, où le porte-monnaie avait tout pour souffrir sa race.

On y trouvait de tout pour contenter ses envies de DVD, BD, livres, dessins, masques, vêtements, etc.

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On y trouvait même du Artus :

Bloody - Artus

Et du Trash (Big Up ! Ils m’ont encore collé une mandale avec Lumpen, les fumiers !)

Bloody - Trash

Bon.

La programmation rendait hommage aux membres du jury, dont je rappelle brièvement la liste :

– Brian Yuzna – président du jury
– Alain Schlockoff
– Jake West
– Jean-Pierre Dionnet
– Jean-Pierre Putters
– Anthony Hickox
– John Penney

Allez je raconte ma life, pour moi cette programmation sentait bon la nostalgie : Waxwork (25 ans que je ne l’avais point vu), Bloodsucker from outer space (l’un des premiers films gore vus à douze ans avec Frayeurs et De si gentils petits… monstres, aaaah c’était le bon vieux temps des vieilles K7), le retour des morts-vivants 3…

Et puis Doghouse, grosse poilade déjà visionnée à Gérardmer

Et puis Parents, qui a bénéficié d’une présentation aux petits oignons du taulier J.P Dionnet

Et puis Mother’s Day, présenté par Maxime Lachaud, un fou furieux qui s’est lancé dans une étude de la représentation des péquenots dans le cinéma américain…

Et en ouverture, un film à microbudget assez réussi, de Jacques-Hervé Fichet, « Lea un ange dans ma maison »…

moyen mais sympa
sympa

La compétition portait sur des courts-métrages, c’est comme ça au Bloody Week-end…

Cette année, sur 602 films soumis, 28 courts-métrages, dont 12 animés – je le précise car seule cette sélection était ouverte à un prix du public – ont été sélectionnés.

Invaders, de Jason Kupfer (USA)
Gros délire sanglant et burlesque. Très court, très drôle.

un bon film
un bon film

 

Flash, de Ruiz Rojo Alberto (ESP)
Superbe histoire, très poétique, autour d’un photomaton.

excellent, brillant
excellent, brillant

L’art du geste, de Ivan Radkine (FRA)
Quand la torture est amusante…

un bon film
un bon film

Murphy, de Xavier Lafarge/Bruno Levêque/Téo Saintier/Randy Gudin/Rémi Stompe/Laszlo Trachsel/Coline Sapin/Aurélien Rigaudeau (FRA)
Durant la 2ème guerre mondiale, un parachutiste perdu et blessé fait la rencontre avec une bestiole a priori toute chipinou…

un bon film
un bon film

Rien ne peut t’arrêter, de David Hourrègue (FRA)
Très bonne histoire ancrée dans un fantastique assez… romantique… menée « tambour battant » comme on dit…

un bon film
un bon film

La momie, de Lewis Eizykman (FRA)
Sympathique, amusant, plein de sens, mais un peu statique… ouais, c’est une momie, je sais…

moyen mais sympa
sympa

The Cure, de Xavier Mesme (FRA)
Une jolie rencontre via internet, qui fonctionne autour d’un twist assez efficace.

moyen mais sympa
sympa

You will fall again, de Alex Pachon (ESP)
Ce film est bien fichu, troublant, mais l’histoire est rapidement prévisible.

moyen mais sympa
moyen mais sympa

Juliet, de Marc-Henri Boulier (FRA)
C’est un peu la réponse française aux scandinaves de « Real Human » ; très réussi.

excellent, brillant
excellent, brillant

Mr Dentonn, de Ivan Villamel (ESP)
Un film de pure trouille, où les miroirs peuvent abriter la pire des horreurs… une histoire banale agréable à regarder, sans plus…

Pas mon truc mais recommandable...
Pas mon truc mais recommandable…

Présence, de Thomas Lebascle (FRA)
Une petite fille se fait peur toute seule au milieu de la nuit, mais est-elle réellement trompée par son imagination ? L’ambiance est lente pour mieux happer le spectateur… sauf que sur moi, ça n’a pas fonctionné. J’ai trouvé le temps long.

Bof
Bof

Timothy, de Marc Martinez Jordàn (ESP)
Sympathique histoire, assez drôle, mais tellement prévisible que l’ensemble est un peu gâché…

Pas mon truc mais recommandable...
Pas mon truc mais recommandable…

Le désir du monstre, de Aurélien Antezac (FRA)
Joli film situé dans un cirque de freaks. L’histoire et très sympa.

moyen mais sympa
sympa

Enchaînés, de Stéphane Youssouf (FRA)
Un peu de Saw, un peu de Martyr, nous voilà dans une sale histoire bien mené, avec une fin assez prévisible, mais c’est pas grave…

un bon film
un bon film

Hybris, de Audrey Serre/Benjamin Gros/Océane Nguyen/Margaux Le Gall (FRA)
Film assez contemplatif, amusant. L’idée est bonne, et le scénario ne l’exploite pas suffisamment… dommage.

moyen mais sympa
moyen mais sympa

Le messager, de Michael Krsovsky (FRA)
J’ai l’impression d’avoir déjà vu ce scénario quelque part, tout en étant incapable de retrouver la référence. On s’en fout ? Ouais. Le film est très bon, et même si j’ai vite deviné le fin mot de l’histoire, l’émotion est bien présente, ça marche.

excellent, brillant
excellent, brillant

Les anims’

Imposteur de Elie Chapuis (SUI/FRA)
Un minotaure veut devenir humain, et pour cela, il est prêt à perdre la tête… quitte à en emprunter une autre… Amusant, et bien cynique !

un bon film
un bon film

Forever Mime, de Michael Visser (P.BAS)
Histoire géniale, scénario absurde et logique à la fois. Deux mimes rivalisent d’ingéniosité pour séduire une gogoth. Très drôle, rythmé, bourré d’idées… un bijou !

excellent, brillant
excellent, brillant

Tempête sur anorak de Paul Cabon (FRA)
D’une esthétique très particulière, ce film est vraiment très marrant. Deux génies se font voler une invention par un méchant, et n’hésiteront pas à braver les forces telluriques d’une tempête pour la récupérer…

moyen mais sympa
sympa

Selling de Emma Mc Cann (FRA/R.UNI)
Déneigeur est un métier ingrat, encore plus quand on a affaire à un bonhomme de neige pas jouasse… Sympa, sans plus…

moyen mais sympa
moyen mais sympa

Mute de Job Roggeven/Joris Oprins/Marieke Biaauw (P.BAS)
Superbe histoire, où des bonhommes sans bouche découvrent par accident qu’il peuvent s’en dessiner une (de bouche) par des moyens très gore, et pour une utilisation souvent très drôle…

excellent, brillant
excellent, brillant

La maison de poussière, de Jean-Claude Rozec (FRA)
Une dame expulsée de son immeuble promis à une destruction retourne dans ce lieu, attirée par ce qu’elle prend pour des enfants… une histoire très poétique, vraiment poignante…

excellent, brillant
excellent, brillant

L3.0, de Alexis Decelle/Cyril Declercq/Vincent Defour/Pierre Jury (FRA)
Un petit robot isolé dans une grande ville déserte cherche à nouer un contact… mais est-ce encore possible ?

moyen mais sympa
sympa

Patchwork de Galaad Alais/Benjamin Bourmier/Stéphanie De Fortis/Amélie Gavard/Arnaud Lapeyre/Amélie N’guekora/Magali Vida (FRA)
Une histoire pas forcément très originale, mais sympa à suivre…

moyen mais sympa
sympa

My father, de Excalibur and me, de Jean-Patrick Bernard/Fanny Branet/Julie Burge Catinot/Kenny Chindavong/Giovanni Gasparetto/Sephira Lemoine/Jonathan Setbon/Théo Weber (FRA)
Pendragon est un gros déconneur, et il aime bien se foutre de la gueule de son fils, le jeune Arthur…

un bon film
un bon film

Timber, de Nils Hedinger (SUI)
En plein hiver, des troncs d’arbres sont sur le point de mourir de froid, jusqu’au moment où il découvrent qu’un feu pourrait les aider à survivre… mais qui va l’alimenter ?
Très bonne idée ; de l’humour noir très bon enfant…

excellent, brillant
excellent, brillant

La Bête, de Vladimir Mavounia-Kouka (FRA)
Une femme finement dessinée, une silhouette, découvre le plaisir dans une danse sensuelle et… sexuelle… très esthétique mais pas vraiment mon truc…

Pas mon truc mais recommandable...
Pas mon truc mais recommandable…

Sale Gueule, de Alain Fournier (QUEBEC)
Un marin est embauché en tant qu’assistant d’un gardien de phare… un vieux fou protégeant un secret bien zarb…
C’est pas mal, mais il manque un p’tit quelque chose…

moyen mais sympa
moyen mais sympa

Le palmarès :

Prix du meilleur scénario : Présence
Prix du public : La maison de poussière
Meilleur film d’animation : Imposteur
Meilleur Effet FX : Le Désir du monstre
Prix spécial du jury : Juliet
Prix du jury jeunes : La maison de poussière
Grand prix : Timothy

La 7ème édition du Bloody Week-end aura lieu sur 4 jours, 26, 27, 28 et 29 mai 2016.

Vous voilà prévenu, vous disposez d’une année complète pour vous y préparer. Alors, rendez-vous à Audincourt (consultez Google Map, j’ai vérifié, il y est !), en voiture, en train, en… avion, en stop… bref, démerdez-vous, mais venez, c’est vraiment de la balle

Bloody dernier jour

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2 commentaires

    • Eh oui, Timothy fait partie des films m’ayant le moins convaincu. A vrai dire, il m’a fait fortement penser à l’ouverture d’Halloween 4. Et à d’autres références, sans doute. Je le trouve très prévisible, et le côté télétubies est vraiment téléphoné. C’est une opinion très personnelle, car le film se regarde avec amusement, il faut bien le reconnaître… Le Bloody, c’est une belle manifestation, tu peux y aller, ça vaut le coup.

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