TERMINATOR: GENISYS, de Alan Taylor, par Captain Calvanator.

Dire que Terminator est un pilier de la SF est inutile. Tout le monde le sait. Il a ouvert un « monde » à exploiter pour nombre de médias (suites cinématographiques, série TV, jeux-vidéos, BD’s, etc…). Et voila que sort un cinquième épisode. Que vaut celui-ci face aux deux premiers géants, un troisième proche de la nullité absolue et d’un quatrième magistralement interprété ?

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Je tire avec un Desert Eagle d’une seule main ! Oué !

L’histoire: C’est l’histoire d’un mec… Enfin John Connor qui doit sauver le monde face aux machines intelligentes. Evidemment, les machines de leur côté ne sont pas d’accord. Alors hop, une machine dans le temps et elles envoient un terminator (une cyborg super costaud) dans le passé pour tuer sa mère (de John, pas des machines), ou alors son fils, ou bien encore Kyle Reese, le père de John… En fait, elles devraient peut-être essayer de tuer l’inventeur des téléphones portables ou du mac donald’s, non ? Je me permets de vous éviter la suite puisque c’est assez tordu. A grands coups de paradoxes temporels, on y perd vite son latin. C’est d’ailleurs amusant qu’un blockbuster ait voulu aller aussi loin dans ce domaine. Je doute que l’on soit beaucoup à pouvoir expliquer exactement tous les détails de l’histoire. Ma femme m’a fait remarquer par exemple que le passé que Kyle Reese voit lors de son voyage dans le temps n’est pas le sien, mais celui de son alter ego d’un autre passé; donc d’une autre dimension temporelle; ça commence bien…

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La foire aux terminators: A dire vrai, cette fois, c’est la fête du slip chez Skynet. Dès le début, c’est à dire en 1984, on a droit à deux T800 (les schwarzy), un T1000 (le Robert Patrick de T2) en même temps. Festival de baffes, déluge de plomb, Los Angeles s’en souvient encore. Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? En tous cas, c’est sympa à regarder. Et au final, le futur change déjà par rapport aux épisodes précédents. Quoi c’est bizarre ? Désolé, c’est pourtant çà.

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L’avenir du futur: Et nous voila donc propulsés en 2017 au lieu de 1997 puisque le noeud temporel a été modifié. De toutes façons, pour être cohérent, nous faire une histoire qui parle d’avenir, de passé, de présent, mais qui a lieu en 1997 alors que nous sommes en 2015, ça peut pas coller. Vous me suivez ? Moi non plus. Et voila Skynet qui n’existe plus car en 1984, les terminators ont été detruits va renaître en 2017 sous le nom de Genisys, un système d’exploitation intelligent qui pourra relier tous les systèmes du monde, civils et militaires. Et devinez quoi ? C’est un terminator (je ne dirai pas qui) qui le programme en fait; donc Skynet. Quoi Skynet est mort ? Oui dans ce présent mais pas dans le futur d’où vient ce terminator. Hein ?? Oui je sais, c’est délirant. Mais pourquoi pas ? Passons, il faut bien que l’histoire continue tout de même ! Y’ a encore une heure à tirer !

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Bordel de noudidiou ! : Voila le fond de ma pensée au fil du temps qui passe. Celui du film, pas celui de l’histoire qui commence à me brûler les neurones. Passons les scènes d’action qui deviennent un peu banales au fil du temps (là je compare aux épisodes précedents); car là, il m’est apparu que les qualités du film n’étaient pas dans les séquences de bourrinage à proprement dit, mais plutôt dans l’intrigue (là ça fera plaisir à ceux qui se reconnaîtront) qui est finalement bien fichue. Certes ça pétarade plutôt bien. Surtout au début contre les terminator’s de 1984. Mais par exemple, la poursuite en hélicoptères (oui il yen a deux sinon ce n’est pas une poursuite) est à la limite du supportable, inutile et improbable; à supposer que le reste du film le soit…  Toutefois, j’ai préféré les dialogues,  les blagues entres les acteurs (qui sont très bons d’ailleurs), les possibilités de changements du temps à cause de leurs actions multiples,; un Terminator sans baston aurait-il été possible ? Non pas quand même. Mais moins, pourquoi pas ?

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Quid de T5 face aux quatre premiers ?:

T1 vs T5:  Sarah Connor est plus sexy/adorable dans le nouvel opus. Certes, je ne suis pas objectif, j’adore Emilia Clarke. Kyle Reese est plus attachant dans le T1. Non, ne cherchez pas pourquoi. C’est juste un avis personnel. Enfin, T1 est le seul film de la série à laisser deux humains se démerder seuls face à un cyborg. Pour le stress, la froideur, et l’attrait de la nouveauté pour l’époque, je déclare T1 gagnant.

T2 vs T5: Un Edward Furlong magistral pour interpréter John Connor, une Linda Hamilton du tonnerre dans le rôle de Sarah Connor, un Schwarzy toujours démesuré et un Robert Patrick ahurissant en T1000. Ce film est une tuerie de l’action. Des scènes incroyables, le film est d’ailleurs juste découpé en une poignée de séquences durant des dizaines de minutes. Un très grand moment. Je déclare T2 gagnant. Merci à James Cameron.

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T3 vs T5: Cette fois, au secours ! Une suite inutile, sauf à contenter les fans en manque de roboteries. Hélas, la sauce ne prend pas. A savoir que notre cher Schwarzy ne voulait pas y prendre part au début. Il aurait dû s’y tenir. Je ne parlerai pas de John Connor (as Nick Sthal), cette fois transparent, d’une T X jouée par Kristanna Loken que je ne connaissais pas et que je ne veux toujours pas connaître et voila à quoi vous devrez vous attendre: une presque daube. Je déclare T5 gagnant par K.O.

T4 vs T5: Dans cet opus qui envoie du lourd du côté des acteurs: Christian Bale (J.Connor) et Sam Worthington (Marcus Wright), entres autres, l’histoire se passe dans le futur, après le soulèvement des machines. Il est bien celui là. Il change des autres pour son positionnement dans un univers post-apocalyptique. Je l’ai beaucoup aimé. Je déclare T4 gagnant, grâce surtout à ses acteurs et à son parti pris qui en fait son originalité.

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T5 pas bon alors ?: Non, rassurez-vous. Il doit juste se frotter à des géants qui ont laissé leur empreinte dans le subconscient des spectateurs. Avec du temps, il aura sa place dans les vidéothèques, auprès des autres bons films du genre. Certes pas auprès des meilleurs, mais tout du moins dans les bons. N’est-ce pas le principal ?

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Terminator 5 Genisys de Alan Taylor (2015, USA) avec Arnold Schwarzeneger, Emillia Clarke, Jai Courtney…durée 2h06

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