The Visit, de M. Night Shyamalan (2015), par Sékateur

M. Night Shyamalan nous livre un found footage. La technique a fait ses preuves, elle est même un peu passée de mode, mais le géniteur de Sixième sens et de Signes – bien que ses dernières productions aient parfois déçu – a souvent été capable de créer un climat, une tension dramatique, en s’appuyant sur une réalisation et un jeu d’acteur minimaliste, alors on est en droit d’attendre de lui une exploitation réussie de ce filon…

Qui mieux que ce réalisateur pouvait tirer de la technique du found footage une masse d’idées fines pour faire monter la tension et plonger le spectateur dans une ambiance de flippe ? J’ai encore en tête la scène de la cave dans Signes, ou de la maison dans Phénomènes, bref. Une caméra subjective a le mérite de créer une immersion immédiate. Ouais, M. Night Shyamalan aurait pu nous coller les miquettes bien méchamment…

Jolie photo de famille...
Jolie photo de famille…

Sauf que pour une fois, il a choisi de nous faire rire. Et le plus curieux, c’est qu’il y parvient, le bougre ! Sans être une comédie, The Visit propose son lot de dialogues irrésistibles et de situations « pittoresques » à se pisser dessus !

La situation de départ est simple. Deux ados partent en voyage pour rencontrer pour la première fois (car ils ne les connaissent pas) leurs grands-parents. Sur place, ils constatent que le couple de sexagénaires est quelque peu excentrique… d’où une accumulation d’événements bizarres, limite burlesque par moments…

Mamie...
Mamie…

Cela fonctionne rondement, notamment grâce à une crédibilisation – certes discutable comme dans tous les films de ce genre – du principe de la caméra embarquée. C’est appréciable, car j’en ai parfois un peu marre de devoir accepter cette technique de réalisation gratuite – comme dans The Baby, pour ne citer que celui-là… Le scénario distille sa part de mystère progressivement. On ne comprends pas trop où est le danger, au début, et puis ça monte, ça monte… et à chaque évolution, on trouve matière à bien se marrer !

Les « gags », si je puis me permettre de les appeler ainsi, sont majoritairement centrés sur le garçon, joué par Ed Oxenbould, un petit blond joufflu, rappeur, dragueur et extraverti – la révélation du film ! Il crève l’écran, c’est peu de le dire. La grand-mère est également remarquable ! Entre le gamin et elle, c’est un peu un concours de gignolades. Ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri dans une salle de cinéma !

Visit 1
Le rigolo de service…

Toutefois, comme je le disais, ce film n’est pas une comédie. La tension dramatique est bien présente, par une sorte de « décrochage » dans le ton de certaines scènes – certains pourront y être sensibles. En ce qui me concerne, le trouillomètre est resté au point mort… pas grave, j’ai bien rigolé, c’est l’essentiel !

Sympa et drôle
Sympa et drôle
Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s