Mega Piranha, de Eric Forsberg (2010), par Sékateur

Est-il possible de faire plus nul que la pire des nullités en matière de film d’horreur, à savoir Piranhas 3D d’Alexandre Aja ? Mais oui, certainement ! Mais est-ce aussi régressif et rigolo que ledit film d’horreur d’Aja ? Allez savoir…

Autant le dire de suite, Mega Piranha est une production Asylum… si vous connaissez, vous pouvez partir, fin de la chronique !

Comprenez par là, qu’à l’instar d’une boîte comme Troma ou Full Moon (en leur temps), Asylum produit à la chaîne de sombres ersatz à budget misérable, n’ayant jamais les moyens de leurs ambitions, curieusement démesurées…

Mega Piranha est donc à visionner avec en souvenir le film s’Alexandre Aja, bien que le scénario soit assez différent, plutôt axé « terrorisme international » que « dents de la mer »…

Mega Piranha Logan

Dans son principe, ce film aurait pu être vraiment sympa, car il permet de suivre le développement d’une colonie de poissons génétiquement modifiés, semblables aux Piranhas de Joe Dante, pour en faire une menace gigantesque de niveau planétaire. C’est pas mal vu. Sauf que les moyens ne suivent pas.

Ce Mega Piranha est une production tellement au rabais que tout, absolument TOUT sonne faux. Il est nécessaire d’avoir un œil vraiment « pro » du Z pour déceler le second degré dans certaines séquences, tellement elles sont foireuses et mal foutues. Pourtant, le second degré est bien présent… disons qu’il n’est ni « fun », ni drôle. Juste présent, quoi…

megapiranha-tiffany

La réalisation est à l’avenant, et pourtant, le boss du projet fait de gros efforts pour insuffler du rythme à l’ensemble. L’aspect « clipesque » de bien des séquences, tente de contrebalancer la vacuité du fond… sans jamais y parvenir. La photographie noyée dans des teintes jaunes et sépias fait office de cache-misère, pour rendre le long-métrage plus « design », sans succès. Les acteurs, j’ose à peine les désigner ainsi, cabotinent un maximum, parfois avec une sincérité touchante (mention spéciale à notre biologiste généticienne, Tiffany Renée Darwisch) et font tout leur possible pour rendre les situations à peu près crédibles, en vain…

Tout cela sent le moisi, la grosse exploitation nazebrock, le film tourné avec les pieds avec trois francs six sous, sans imagination, sans talent, mais avec beaucoup d’ambition…

Et pourtant. On peut s’en amuser. C’est sa grande qualité, à cette sombre merde… De nombreuses scènes (enfin, disons quatre ou cinq, ce qui n’est déjà pas si mal !) sont assez amusantes, vues avec une optique située à environ quinze degrés de l’échelle ordinaire d’une vision de film lambda… de plus, elles sont volontairement rigolotes, dans leur décalage, ce qui démontre (toutes proportions gardées) que l’équipe technique est consciente de la bouse qu’elle réalise…

megapiranha_01

On peut ainsi se gausser d’une « infiltration » de plein jour, dans des lieux ouverts, d’une attaque sous-marine au couteau, d’une retenue de sauvetage ridicule, du sacrifice ahurissant des piranhas, juste pour faire chier les humains, bref, on peut se gausser de beaucoup de choses, pour peu qu’on reste éveillé suffisamment longtemps pour cela…

Car le film reste malgré tout d’une vacuité abyssale ; les scènes « spectaculaires » sont plus soûlantes que distrayantes. Dommage.

Je vois ce film comme un flocon d’urine posé dans les bas-fonds du 7ème art, suffisamment drôle pour être distingué des étrons, et trop nul pour n’être autre chose qu’un peu de pisse…

À visionner avec un œil extrêmement indulgent…

Quelle bouse!!!
Quelle bouse!!!
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