The Constant Gardener de Fernando Meirelles (2005) par Bruce Kraft

Le diplomate britannique Justin Quayle vit au Kenya avec sa femme Tessa, militante altermondialiste. Celle-ci est en relation avec Hippo, une ONG allemande enquêtant sur les pratiques de l’industrie pharmaceutique, et prépare pour elle un rapport sur KDH et ThreeBees, deux entreprises impliquées dans la lutte contre le Sida au Kenya.

Un jour, Tessa est retrouvée assassinée dans la brousse avec son collègue Arnold, un humanitaire noir belge de l’ONG « Médecins de la Terre ». Secoué par les rumeurs d’infidélité de sa femme, Justin est poussé à découvrir les circonstances réelles entourant cet assassinat.

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Adapté du best-seller homonyme de John le Carré, traduit en français sous le nom La Constance du jardinier , ce film de Meirelles m’a de suite attiré pour les deux noms qu’il contenait en haut de l’affiche: Ralph Fiennes et Rachel Weisz. Casting de base: parfait. Je voue à ces acteurs une grande admiration pour leur choix de films et leur qualité de jeu.

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Niveau scénar’ on sait dès le départ que cela va être une enquête avec des certainement avec des flashbacks et on sait que notre héros va soulever des pierres que sa femme avait déjà soulevé mais l’histoire vous accroche tellement rapidement!! On veut tout savoir et on se surprend à encourager Justin pour qu’il nous fasse découvrir la vérité….

Justin est seul et tout au long de l’enquête va s’apercevoir qu’il est seul contre tous, ou plutôt contre un système, comme sa femme l’avait découvert avant lui.

CONSTANT GARDENER

Autant le dire: l’histoire est hyper réaliste si on s’informe, ne serait-ce qu’un petit peu (oui internet ce n’est pas que Norman, les films pornos et Facebook!!), sur l’industrie pharmaceutique  et les scandales qui s’accumulent au fil des ans, avec plus ou moins de répercussions pour les industriels.

Et puis comme Meirelles sait le faire (penchez vous sur sa filmo!!) il nous livre l’Afrique telle qu’il la voit mais surtout telle qu’elle est: belle et sans pitié. Le réalisateur a insisté pour tourner là bas, pour être au cœur de son sujet et pour en respirer toute l’âme….et à l’écran ça se ressent.

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C’est vrai que ce film ne fait pas film mais plutôt documentaire et ce « n’est que » l’histoire d’amour de Justin et Tessa qui nous rappelle que tout ceci est une fiction….mais peut-être pas tant que ça.

Bref, The Constant Gardener c’est le combat d’un homme qui aimait sa femme, un combat peut-être vain contre un système qui ne s’embarrasse guère de la vie d’un peuple et surtout pas d’un homme et d’une femme qui s’aiment et qui aiment la vie. Tellement beau et tellement désespéré. Putain, j’ai même pleuré….

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