Sorties Artus Films janvier/février 2016, par Sékateur

En ce début d’année 2016, Artus Films sort des « grands classiques… », des films oubliés ou presque, et qui méritaient sans doute (ou pas) de sortir des cartons. Il existe un public pour ces vieux nanars, alors si vous en faites partie, voici en quelques mots à quoi vous pourrez vous attendre…

L’île des péchés oubliés, de Edgar G.Ulmer

Réalisé en 1943, ce film d’aventures nous conte l’histoire de mauvais garçons et d’une mauvaise fille embarqués à la recherche d’un trésor ayant coulé avec le cargo qui le transportait.

Je dresse souvent état de longs métrages réalisés avec de micro budgets n’ayant pas les moyens de leurs ambitions. J’ai l’impression que ce petit film est l’ancêtre de ces productions. Tout est au rabais, et de surcroît, la recherche d’un trésor en fond de mer s’avère d’un ennui abyssal (!) Même pour l’époque, beaucoup de dialogues et d’effets sont extrêmement désuets. J’ai vu des films plus anciens ayant davantage de tenue.

Artus - l-ile-des-peches-oublies_

Les dialogues sont souvent ridicules, les acteurs surjouent, les bagarres ont un charme certes suranné, mais peinent à insuffler du rythme à l’ensemble.

La vision complète de cette curiosité est assez pénible tant le manque de vigueur dans l’action, et l’absence de scénario, plombent le rythme. Le seul intérêt se situe dans le dénouement, mais là aussi, Hollywood oblige, le scénario se croit obligé de sauver quelques protagonistes. Perso, j’aurais réglé son compte à toute la bande !

Au final, je dirais qu’il faut toujours respecter les anciens, c’est mal de les conspuer, toutefois avec tout le respect que je dois pour le travail effectué, j’ai un peu de mal à accorder une note sympa à une cette œuvre aussi démodée qu’inutile.

Quelle bouse!!!
Vintage, démodé, désuet, ennuyeux, bref, à vous de voir…

Le pénitencier du Colorado, de Crane Wilbur

Nous avons ici affaire à un film noir – c’est écrit sur la jaquette !

Dans le pénitencier du Colorado, une poignée de mauvais garçons fomentent une évasion. Grâce à l’astuce du plus mauvais d’entre eux, ils y parviendront, mais ce ne sera alors que le début de leurs déboires. Et de ceux qui croiseront leur route.

Construit comme un documentaire, ce film narre les (mes)aventures d’une douzaine d’évadés en s’inspirant de faits réels (d’où la pertinence de l’aspect documentaire.)

Artus -le-penitencier-du-colorado

Le film est assez intéressant, il nous plonge dans cette prison, dans les us et coutumes des détenus, jusqu’à l’élaboration de leur évasion. C’est plutôt bien fichu. Les acteurs sont corrects, et les scènes de bravoure fort bien rendues.

Tout n’est pas parfait, il est parfois difficile d’éprouver une quelconque empathie pour ces mauvais garçons, et il est même difficile de croire en leur dangerosité tellement ils paraissent misérables, mais la rigueur du scénario parvient sans mal à rattraper ces défauts.

Au final, on obtient un film sympa, très moralisateur (n’oublions pas qu’il date de 1948), rendant hommage au courage de deux femmes d’un certain âge…

Bof, pas terrible
Allez, va, ça passe tranquille
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