Les aventures de Jack Reacher de Lee Child en cinq livres par Bruce Kraft

Jack Reacher est un ancien policier militaire de talent qui, un jour, a tout plaqué pour vivre sur les routes, sans bagage (sauf sa brosse à dent), sans famille. Afin d’être vraiment tranquille il s’est arrangé pour rester invisible aux yeux des autorités ou de toute autre personne qui le chercherait. En fait, on ne vient pas vers Jack Reacher, c’est lui qui vient à vous. Seulement voilà, il a la fâcheuse habitude de toujours arriver là où il se passe quelque chose de grave…ce qui l’oblige à mettre en pratique ce qu’il a appris à l’armée.

lee-child-interview

J’ai découvert les aventures de Jack Reacher avec la sortie du film….comme je savais qu’il y avait des romans j’ai voulu en lire un, « Elle savait », avant de regarder le film…et j’ai tout de suite adoré.

Bon, c’est du roman d’aventure/action à tendance militaire (finalement c’est une sorte de Gibbs dans NCIS mais avec la violence en plus!!) qui ne fait pas dans la réflexion mais faut avouer que l’on y apprend pas mal de choses (mais pas comment il arrive à savoir l’heure sans montre!!)….dont on aura jamais besoin car aucun d’entre nous n’a vraiment de chance de devoir se battre contre des terroristes, d’anciens militaires, des mercenaires ou des truands d’un cartel de drogue. Mais c’est juste pour la culture générale.

Chacun des romans amène Reacher sur un lieu diffèrent et à chaque fois les ennuis arrivent par hasard. Même « La faute à pas de chance » , qui nous renvoie vers les origines du héros ou « anti-héros », où quelqu’un s’attaque à ses anciens équipiers, relève de l’attaque indirecte envers Reacher par hasard.

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Résumé de chaque roman:

  • Elle savait: Ligne 6 du métro de New York. Monté à la station Bleeker, l’ex de la police militaire Jack Reacher remarque qu’il n’y a que cinq passagers dans le wagon et que le cinquième, Susan Mark, a tout de la terroriste prête à se faire sauter pour Allah….
  • La faute à pas de chance: Votre compte en banque vient d’être crédité de 1030 dollars. Erreur de la banque en votre faveur ? Toute personne normalement constituée s’en réjouirait. Pas Jack Reacher. 1030, c’est le code d’alerte de son ancienne unité d’élite de la CIA…
  • Sans douceur excessive: Assis à la terrasse d’un café de New York, l’ancien flic de la police militaire américaine Jack Reacher regarde un type traverser la rue, monter dans une Mercedes et disparaître. Rien que de très banal. Sauf que le coffre de la voiture contient un million de dollars de rançon.
  • 61 heures: Jack Reacher s’échoue par hasard en pleine tempête de neige dans une bourgade perdue du Dakota du Sud. Bolton, ville qui s’est développée grâce à un complexe pénitentiaire. Alors que la tempête fait rage, la police a bien du mal à assurer la sécurité d’un témoin qui doit prochainement déposer devant un tribunal pour expédier en prison les dirigeants d’une bande de bikers spécialisée dans la fabrication de drogue.
  • La cause était belle: Jack Reacher fait du stop et se retrouve déposé à un motel paumé dans le Nebraska. Là, il tombe sur un médecin ivre au comptoir du bar. Ce dernier est appelé en urgence et ne pouvant conduire se retrouve emmené par Reacher chez une femme battue par son mari.

Franchement, j’ai aimé chaque roman de la même manière. Difficile de faire un choix sur 5 romans où l’action se déroule toujours à peu près de la même manière, hormis « 61 heures » qui est…..à suivre…enfin presque!!: Reacher tombe toujours sur une situation pas comme les autres, on lui demande un service (n’importe qui qui lui propose une enquête qu’il juge intéressante), il enquête et pose beaucoup de questions en tapant ceux qui le gonflent (et qu’il sait qu’il peut fracasser!!), on le trahit souvent (raison de faire équipe avec….personne!!) et il finit par choper (il s’arme en conséquence) et casser la gueule à tout le monde en nous faisant bien jubiler car franchement….en face ce sont vraiment des enfoirés de première (Dans « La cause était belle » le lecteur ne pourra s’empêcher d’encourager à buter les boss de fin qui méritent de mourir en souffrant le plus possible).

Jack Reacher avec Lee Child
Lee Child à droite et celui qui pourrait être physiquement Jack Reacher tel qu’il le décrit dans les romans…rien à voir avec Tom Cruise!!

C’est vrai que ça fait très simpliste écrit comme ça, mais on a hâte de découvrir à chaque fois qui est à l’origine de ses emmerdes pour qu’il leur règle leur compte. Jack Reacher n’étant pas adepte de la méthode douce, et symbolisant à lui seul le mot pragmatique, je vous laisse deviner son degré d’efficacité lorsqu’il faut remonter les manches.

Jack Reacher c’est vraiment le mec seul (et décalé car la modernité le gonfle) dans un monde de merde où ses seuls rayons de soleil sont le café et les quelques femmes qui croisent sa route. Le reste: Rien qui vaille de s’installer, acheter une maison, avoir une femme, des gosses, le chien qui aboie en voyant le facteur. Sa raison de vivre? Finalement, on ne sait pas vraiment: l’envie de justice? D’aider les autres? On ne sait pas vraiment…dans ces 5 romans tout du moins…

Florilèges de dialogues:

« -Vous voulez bien m’expliquer pourquoi j’ai dû appeler deux ambulances ? lui demanda Holland.
-Parce que j’ai glissé, lui répondit Reacher.
-Quoi ?
-Sur la glace.
-C’est ça votre version des faits ? Vous avez glissé et vous vous êtes cogné à eux ?
-Non, j’ai glissé quand j’ai frappé le grand costaud. Du coup, l’impact a été atténué. Si je n’avais pas glissé, vous n’auriez pas appelé deux ambulances. Vous auriez appelé une ambulance et le fourgon du légiste. »

« Les grands esprits se rencontrent. Et les idiots ne divergent jamais. »

« Les vêtements de O’Donnel étaient éparpillés partout dans la pièce. Son costard à mille dollars avait été arraché à son cintre et piétiné. Ses objets de toilette jetés partout.
La chambre de Dixon était dans le même état. Vide, mais saccagée.
Comme celle de Neagley.
Et de Reacher. Sa brosse à dents pliante était par terre, écrasée d’un coup de talon.
« Les salopards » dit-il. »

« – Vous êtes canadien?
– Pourquoi serais-je canadien?
– L’inspecteur Lee nous a dit que vous parliez français.
– Des tas de gens parlent le français. Il y a même tout un pays qui le parle en Europe. »

« – A nous quatre, répliqua Reacher, nous comptons soixante années sous les drapeaux. Combien en comptez-vous, vous?
– Aucune.
– Et votre patron, combien?
– Aucune.
– Alors fermez-la sur le patriotisme et la sécurité nationale, d’accord? Vous n’êtes pas qualifiée. »

« Je ne suis pas formé à la négociation dans une prise d’otages. Je parlais juste pour parler. Ce qui ne me ressemblait pas. La plupart du temps, je suis un grand taiseux. Statistiquement, j’ai peu de chances de mourir au milieu d’une phrase. « 

Alors un conseil: si vous voulez ne pas vous prendre la tête avec un bon bouquin au héros hyper typé qui réfléchit et qui cogne foncez sur les aventures de Jack Reacher!!

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