The Maze Runner de Wess Ball par Cineemotionart

Retour sur The Maze Runner réalisé par Was Ball sorti en 2014. A son actif seulement quelques court-métrages, le réalisateur réussi plutôt bien l’adaptation de l’américain James Dasher du même nom. J’ai été intrigué avant sa sortie notamment à cause de l’acteur principal, Dylan O’Brien que j’ai découvert dans la série Teen Wolf où il excelle.

Adapté du roman de James Dashner paru sous le titre L’épreuve en France, The Maze Runner est le nouveau blockbuster dystopique tiré du besteller pour « young adult ». L’histoire se centre sur Thomas qui se réveille dans un ascenseur partant tout droit à la surface. Seulement, il n’a aucun souvenir. Il rencontre un groupe d’adolescents qui sont dans le même cas que Thomas. Seulement, ils sont enfermés par de gigantesques murs qui les encerclent de toutes parts. Enfermer, pas complètement car chaque jour la porte s’ouvre et des coureurs parcourent le labyrinthe se situant en dehors de murs dans le but de trouver une sortie.

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Un postulat de départ assez intéressant sur le papier et bien retranscrit à l’écran. L’histoire est assez intrigante au départ mais le rythme est effréné et ne laisse donc pas vraiment la place au développement psychologique des personnages qui, certes, n’ont aucun souvenir mais parler de leur évolution et leur développement aurait pu été intéressant.

Passé l’introduction et le plantage du décor, tout s’enchaîne sans véritablement de temps mort, ce qui est bien car au moins on ne s’ennuie pas mais ne permet pas à l’histoire de prendre un peu plus d’envergure. De plus, on retrouve quelques incohérences dans l’écriture de l’histoire, notamment, pour le personnage de Thomas qui évolue trop vite et pas vraiment de manière crédible. J’explique… Terrifié à l’arrivée, il devient rapidement un runner et enfin le chef du groupe et tout ça en un temps record. L’autre aspect négatif est le mystère qui entoure le labyrinthe qui passe trop rapidement à la trappe alors que le look du labyrinthe est vraiment saisissant, des efforts pas récompensés.

C’est véritablement du côté de l’image que le film tire son chapeau. Les effets post-apocalyptique permettent de découvrir une sorte de ville détruite à la taille titanesque où béton, métal, végétation imposent une ambiance intrigante.

En plus, les personnages dans ce labyrinthe sont mis à rude épreuve, certains vont même se faire trucider. Les dialogues sont assez efficaces même si quelques répliques sont trop grandiloquentes et clichés. Elle ne nuisent pas vraiment au film donc on oublie assez rapidement.

Côté casting, Dylan O’Brien est toujours aussi convaincant dans sa prestation. Certes, ce n’est pas sa meilleure mais c’est efficace. J’espère le voir dans des rôles plus poussés où il pourra s’exprimer plus librement. Les autres acteurs ont également pris leur rôle à coeur et se montrent crédibles dans leur prestation. Toutefois, le petit bémol côté casting nous vient du personnage de Teresa joué par Kaya Scodelario, elle n’apporte rien à l’histoire. Pour moi, elle ne sert à rien mais j’espère que dans le deuxième volet, elle sera plus intéressante.

En bref, The Maze Runner s’en sort plutôt bien et peut même se targuer d’avoir un visuel et une identité propre. On croise les doigts pour un 2e volet plus intéressant, plus intrigant et surtout plus soucieux de la psychologie de ses personnages. 

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