La baie sanglante de Mario Bava (1971) par Marc Shift

Une jolie baie, assez sauvage, où se trouve le manoir des Donati est au centre de spéculations et de machinations entre propriétaires, héritiers, promoteurs. Et comme on est pas dans Dallas y a des meurtres sanglants….

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Baie movie

Je tiens à dire avant toutes choses que je ne suis pas (encore…) un spécialiste de l’horreur italienne, mais quand on voit ce film il semble évident qu’il a servi, et sert encore de matrice à un courant devenu ultra populaire chez les amateurs du bis: le slasher.

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Pourtant, la baie sanglante, commence comme un pur…giallo, genre dont Bava est le précurseur (avec la fille qui en savait trop). L’ambiance avec les cadrages, l’éclairage, les lieux (un manoir baroque), et les fameux gants noirs qui colle au style. Avec en toile de fond cette baie qui est l’objet des convoitises des différents personnages qui apparaisse à l’écran.

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La figure du boogeyman, si chère aux slashers, est totalement absente du film. Le film est un précurseur pour la majorité des thèmes de ce sous genre, mais il faudra attendre Carpenter et son énorme Halloween pour faire du boogeyman une icône incontournable. Donc la baie sanglante n’offre pas ce point de repère ce qui est assez déstabilisant.

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Oui parce que bon des fois il faut pas grand chose pour perturber le petit fan d’horreur que je suis, pendant un bon moment je me suis même dit que c’était même franchement n’importe quoi ce script (comme si un slasher c’était intelligent…). Et c’est là qu’on voit la différence entre un génie comme Bava, et le tout venant de l’horreur. La pirouette finale, ce petit truc en plus qui fait TOUTE la différence.

Magnifique, je ne m'en lasse pas....je parle du plan bien sûr....
Magnifique, je ne m’en lasse pas….je parle du plan bien sûr….

Mais tout le film ne repose pas sur cette énième rebondissement, déjà c’est extrêmement bien réalisé, des beaux plans, de très bons éclairages (Bava avait de très nombreuses influences picturales, la peinture expressionniste entre autre), du rythme, sa bande de jeunes qui se fait trucider (avec sa sublime rousse…miam…), de la manipulation, de la cupidité. Et bien sûr de nombreuses exécutions, graphique, inquiétantes, glauques…Et une musique vraiment excellente!!

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Alors je vais encore faire mon vieux con, mais franchement à force de faire des meurtres de plus en plus stylisés, aseptisés, faussement travaillés on oublie un élément primordial: la mort c’est dégueux, anti glamour au possible, et il est bon de se replonger dans les films des 70′ et souvent aussi 80′ pour se rappeler pourquoi le genre était si sulfureux. Alors pour ça et pour bien d’autre chose merci M. Bava.

Si ça c'est pas du culte!!!
Si ça c’est pas du culte!!!

La Baie sanglante *Twitch of the Death Nerve* de Mario Bava (1971, Ita) avec Claudine Auger, Luigi Pistilli, Brigitte Skay (j’adore cette actrice, quel…jeu!!) durée 1h24

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