Le trésor des collines rouges, de Franck McDonald (1955), par Sékateur

Je ne connais pas Franck McDonald, vieux routier du western. Je ne connais pas non plus l’acteur principal, Zachary Scott, un type au flegme un brin ringard. J’aurais cependant pu prendre plaisir à suivre l’affrontement entre deux camps opposés pour s’emparer des terres de « Ruby Hills »…  car après tout, les crêpages de chignon font l’essence même du western… Mais…

Mais… il faut un peu d’imagination, un peu d’argent, sans doute, mais surtout de l’imagination. Essayer de contourner les contraintes budgétaires pour offrir au spectateur autre chose qu’un spectacle linéaire, plat, suranné, déjà vu, sans action, bref, un spectacle ennuyeux. Malheureusement, « Le trésor des collines rouges » n’a aucune ambition. Pas même celle d’offrir au spectateur un peu de dépaysement.

Nous suivons dans ce film une majorité de scènes en intérieur, comblées par de multiples personnages, souvent accumulés pour rien, compte tenu de l’extrême légèreté du script, agrémentées de dialogues souvent insipides. C’est très limite.

Oh ! Des scènes en extérieur, il y en a. Un peu. Mais alors… N’attendez pas du « Braveheart » ! Non, ce sont juste des cavalcades, le temps de descendre de cheval et de se réfugier dans une baraque…

Ce film est pénible à suivre, car il manque de tout. D’ambition, je l’ai déjà dit. Il manque aussi de moyens. Tout le décor semble pioché dans un vide-grenier. L’action est inexistante. On préfère pavoiser autour d’un verre. Le scénario se déroule ainsi sans enjeux, sans véritable dramaturgie. Et pourtant, il y en a une…

Qu’est venu faire ici Lee Van Cleef ? Bah ! L’excellent bonus du DVD paru chez Artus Films vous en délivrera une excellente hypothèse. Prévisible, mais excellente quand même !

Difficile pour moi d’être indulgent pour un film tellement anodin que sa vision est une épreuve. Je vais mal le noter, non par parce qu’il est mauvais – c’est un film de « pro », réalisé avec des moyens très réduits – mais parce qu’il ne parvient pas capter l’attention du spectateur que je suis.  Je peux tout excuser à un film, pas l’ennui…

Quel ennui !

Voici un extrait, une scène presque mensongère, car elle est plutôt mouvementée ! :

 

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