Bloody Weekend 2017, par Captain Calva

Assez difficile de passer derrière Sekateur qui a très bien résumé ce festival que toute l’équipe du blog affectionne particulièrement.

D’ailleurs je vous remets ici le lien du bloody weekend afin de vous faire une idée précise du contenu: http://www.bloodyweekend.fr/

Cependant, j’ai encore quelques trucs à raconter, ouf !

Pasacl Tourrain, l’homme incontournable du Bloody weekend

Si vous avez bien suivi (la chro de Sekateur), vous avez donc tous compris que le festival se compose de trois grandes parties distinctes:

La première: les projections.

Elles sont composées de courts-métrages, le nerf central du festival d’ailleurs, puisqu’une récompense est donnée le dernier jour par le jury invité. Puis de longs-métrages hors-concours, souvent en hommage aux membres du jury invités ou bien encore, l’occasion de découvrir un nouveau talent, le réalisateur en l’occurrence, comme ce fut le cas avec le film Black Gate. Mention spéciale pour la projection en ciné concert de La Cabina, court-métrage espagnol des années 1970, en muet avec une musique jouée en live. Puis cette fois plus encore que les années précédentes, nous avons eu droit à des animations, des conférences, et même un documenteur traitant d’un soi-disant film d’horreur du dix-neuvième siècle qui aurait rendu les gens fous lors de ses projections. Original. Sur le plan des conférences, que j’affectionne particulièrement, je retiens celle traitant de Predator, présentée par Ludo de Kibu corp. Ce type est drôle, intéressant et passionné. Il nous explique qui sont les Yautja (nom donné aux predators), pourquoi ils chassent, leur hiérarchie, etc… On suit son délire du début jusqu’à la fin avec le sourire, sans s’ennuyer et au final, on en redemande une assiette tiens. (Mini bémol: la bande-son du premier opus passe en boucle; ce serait mieux de la couper au bout de cinq minutes…)

Après où est Charlie, où est Marc Shift???

Autres conférences (et surtout les seules traitant de choses réelles) celles des frères Igor et Grichka Bogdanov. L’une traitait de l’avant big bang, l’autre de la possible existence d’une forme de vie ailleurs dans l’univers. Malheureusement, la mort dans l’âme, je n’ai pas pu assister à la deuxième. Je ne sais pas si je m’en remettrai un jour. Vous ne le savez pas évidemment mais je suis un fan invertébré de ces jumeaux géniaux depuis ma plus tendre enfance. Grâce à eux (ou à cause, c’est selon), je suis devenu un dingue de science-fiction. Avec du recul, j’aurais mieux fait de bosser mes maths à l’école… Bref, les voir juste en face de moi, à deux mètres, ce fut quelque chose de fort. A voir la salle bondée, je sais qu’ils font cet effet à beaucoup de monde. Normal. Ils ont toujours su expliquer des choses extraordinairement compliquées avec des termes accessibles à tous. De vrais pédagogues. Et ainsi, même si on ressort de leur longue mais ô combien fascinante conférence avec une migraine, on ne peut que saluer leur faculté à captiver les foules. J’ai vraiment été heureux de les voir une fois dans ma vie. Merci à eux et merci à Loïc Bugnon, le big boss du festival. Bon, j’aurais voulu les interviewer et vous faire partager cette expérience sur le blog. Hélas, ce ne fut pas possible.

Ci-dessus: Loic Bugnon et deux inconnus…

Deuxième partie du festival: les stands d’exposants.

Comme l’a dit Sekateur, si vous avez un petit budget, vous allez vite l’exploser. Si vous en avez un gros (budget hein!), ce sera pareil. Entre les films à acheter, les livres, les fringues, les goodies, les trucs qui ne servent à rien et ceux qui ne servent encore moins à quelque chose mais qui vous attirent des ennuis à la maison quand votre conjoint(e) réalise que vous avez utilisé le budget bouffe du mois, on n’a pas fini… Cette fois, la filature (la bâtisse qui abrite les stand) n’a pas suffi. Ainsi donc, des tentes supplémentaires avaient été hissées pour dépenser encore plus de fric ! Je rigole, c’était bien sympathique de déambuler et d’en prendre plein les mirettes. J’ai également grandement apprécié de voir des auteur(e)s (de livres) faire le déplacement. Non-seulement, on découvre des nouveaux noms et leurs oeuvres, mais en plus, on peut discuter, avoir une dédicace (faut acheter le livre avant),etc… Ils sont plus détendus et accessibles que dans les salons littéraires. C’est sûrement dû à leur style moins académique que les Goncourt. Parfait pour moi. Bise à Sylvie Ginestet d’ailleurs.Je lis son premier (et pas le dernier) livre que je chroniquerai plus tard.

Biensûr, il faut aussi compter sur les artistes qui viennent exposer leurs créations inspirées du cinéma entres autres. Certains stands étaient vraiment impressionnants. Je citerai entres autres celui d’un jeune couple très sympathique: Onirium studios (www.oniriumstudios.com). La jeune femme fabrique elle-même des costumes/armures tirées des univers fantasy de Warhammer, le seigneur des anneaux, etc… En cuir s’il vous plait ! Plusieurs mois de dur labeur pour arriver à un résultat vraiment classieux. Quant à son partenaire, il met en images des mannequins (des humains, pas des trucs en plastique) affublés de ses créations. De très belles photographies à voir sur leur site web.

Enfin un autre stand qui m’a vraiment fait plaisir. Celui de Vosges Paranormal Investigations (https://www.facebook.com/VosgesParanormalInvestigation/). Une équipe de quatre chasseurs de fantômes (non je n’ai pas vu Bill Murray) qui traque les phénomènes paranormaux sur demande. Sympathiques, accessibles, pas farfelus pour un sou, les deux membres de l’équipe présents sur le festival ont supporté mes questions pendant une vingtaine de minutes sans ciller. Bravo à eux. Sachez qu’ils sont bénévoles à 100%, ce qui mérite presque une médaille au vu du temps et de l’argent que ça implique. Ils m’ont impressionné par leur humanité et leur gentillesse. J’espère pouvoir les rencontrer à nouveau. Tiens ce serait marrant de les suivre une fois sur leur terrain pour en reparler sur le blog… J’imagine déjà le tableau: « Captain Calva pourchassé par le fantôme d’une bonne soeur démente »…

Sinon on pouvait tirer sur un clown…

Troisième partie du festival: La bouffe et la boisse.

Je sais, vous allez trouver çà con mais j’aime bien. Oui, c’est cool de manger et boire, non ? Et bien, il y avait ce qu’il fallait. Surtout de la bière !

Ci-dessus: la bière officielle du bloody weekend, tenue par la main d’un zombie.

Non ce n’est pas la Oktober fest, loin de là. Mais c’est toujours agréable de se restaurer entre deux choses à voir. De plus, c’est un excellent moyen de voir du monde, des animations qui se promènent, rencontrer des gens et discuter du festival. Tout le monde s’y retrouve, c’est donc parfait. Finalement, ça ajoute une note de convivialité supplémentaire.

En conclusion, pour ma part,  j’ai encore passé deux jours (seulement) excellents au Bloody Weekend. Je tiens à remercier Loïc Bugnon et toute son équipe pour le boulot incroyable qu’ils effectuent chaque année pour que leur plan se déroule sans accrocs (huhu).

A ce propos, je me permets de rappeler aux lecteurs que ce festival se finance par l’intermédiaire de mécènes publics et privés. A ce titre, je vous informe que le département du Doubs n’a octroyé que cinq cent (500) euros au bloody weekend. Autant ne rien lui donner, je pense… A titre de comparaison, la ville d’Audincourt a attribué près de six mille (6000) euros plus une somme assez conséquente en frais de fonctionnement; ce qui est un gros effort de leur part. Bravo à eux. En revanche, mesdames et messieurs du conseil départemental, vivant dans ce département depuis plus de six ans, j’ai déjà pu constater que la culture sous toutes ses formes n’était pas vraiment encouragée en dehors de Besançon… Un département qui ne promeut pas la culture sous toutes ses formes n’attire pas les gens. Ils vont ailleurs, là où ça bouge durant les beaux mois de l’été. Il faudrait se secouer un peu, je trouve.

Ainsi donc, pour que le bloody weekend continue d’exister, il lui faut de l’argent public et privé. Les sponsors sont les bienvenus !

Un dernier grand merci de me permettre de couvrir ce festival atypique, sympathique et horrifique (mais pas que). (Au fait Loïc, je t’ai piqué tes photos, non ne me tape pas !)

J’y retourne l’année prochaine !

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