Le Bloody Week end en interview!!!

Depuis maintenant quelques éditions, lors de l’inauguration du Bloody weekend, Loïc Bugnon (directeur artistique et fondateur du bloody) permet à divers artistes de s’exprimer à l’ensemble des festivaliers, mais pas seulement. Ce lieu de rencontre, où justement on peut découvrir à peu près tous les corps de métier constituant le cinéma permet aussi de s’ouvrir à un autre aspect, la fameuse partie immergée de l’iceberg.

Car faire un festival demande aussi une infrastructure, des moyens techniques et financier, dans la très grande majorité apporté par la municipalité d’Audincourt représenté par le sénateur-maire Martial Bourquin (et la cheffe du service culture) qui a pris le temps de répondre à quelques question :

-Qu’est ce qui amène une municipalité comme Audincourt à soutenir un festival comme le Bloody weekend ?

En fait pour nous l’histoire avec le Bloody weekend démarre en 2009, où un jeune passionné, Loïc Bugnon, nous présente son projet tournant autours du cinéma fantastique, un projet déjà bien travaillé alors la municipalité à décider de le soutenir.

Martial Bourquin, sénateur maire d’Audincourt

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’Audincourt est une commune modeste, de presque 15000 habitants, mais nous avons développé deux grands axes qui nous semble prioritaire à savoir la culture et l’éducation. Notre soutient au Bloody weekend rentre dans ce cadre, tout comme nous soutenons le festival Rencontre et racine, festival musical qui a battu son record d’affluence l’année dernière avec 40 000 personnes !! Nous soutenons aussi un festival de BD et dans ce cadre notre soutient au Bloody weekend est un acte cohérent.

-Comment ce traduit ce soutient ?

Le sommet de l’iceberg, ce que l’on peut voir dans les délibérations se sont les subventions qui se montent à 6000 €, ce qui est déjà important pour notre commune (avec le soutient de la communauté de commune), mais il y a la partie moins visible. Le site sur le quel se passe le Bloody weekend est un très beau site (c’est très vrai), la Filature et nous tenons à ce que le festival bénéficie de ce site, donc c’est une location gratuite, il y a un soutient logistique (chapiteaux, table…) le tout dans un cadre de sécurité indispensable, la mairie est à l’écoute.

Ce que nous aimerions vraiment c’est un soutient plus important de la part de la région, il y a un vrai déficit de ce côté là, ça reste une entrave au développement du festival. Cela est vraiment dommage car le Bloody weekend s’est imposé d’une très belle manière sur le plan régional et même national (des exposants et des festivaliers venant majoritairement du grand Est, mais aussi de toute la France, de Belgique pour certain, de Suisse), et cela entraîne tout de même des interrogations à ce niveau.

-Et au plan plus personnel, quel est votre rapport avec le cinéma fantastique ? Avez vous un goût particulier pour ce genre ?

Et bien je ne hiérarchise pas la culture, je n’oppose de culture face à une autre. Je m’intéresse à certain film fantastique, et à d’autres choses. Cette année j’ai eu l’opportunité de rencontrer l’un des acteurs ayant joué dans Mad Max 2, Vernon Wells, et c’est un univers qui me parle, avec une grande recherche esthétique, des enjeux forts, ainsi que les frères Bogdanoff, qui ne les connais pas France ? Et se sont de belles rencontres, je suis heureux de pouvoir, grâce au projet de Loïc, en faire bénéficier le plus grand nombre.

Je remercie M. le sénateur-maire pour sa disponibilité et ses réponses ainsi que la responsable du service culture de la mairie d’Audincourt pour ses précisions.

Joséphine Darcy Hopkins pour le court métrage « Margaux »

Lors de la première session de court métrage en compétition, le court Margaux m’avait bien tapé dans l’oeil en raison de son contexte, des actrices (elles sont au premier plan ici) et de la réalisation malgré un manque de cohésion entre l’aspect sociétal et fantastique.

Joséphine Darcy Hopkins, l’une des réalisatrices de Margaux

L’une des réalisatrice, Joséphine Darcy Hopkins, étant présente lors du Bloody weekend, et elle s’est gentiment rendu disponible (et puis se faire payer une bière par une jolie blonde, ça ne se refuse pas).

-Excuse moi de te poser cette question, mais tu as l’air très jeune, alors comment as tu fais pour monter ce projet ?

Alors moi j’ai 21 ans, mais je ne suis pas seule sur ce projet. En fait c’est un collectif, baptisé « les films de la mouche » qu’on a crée à 3 pour nos projets d’études, avec Joseph Bouquin  et Rémy Barbe. Margaux est en fait notre projet de travail pour la 2ème année à l’école de cinéma de Paris.

-Du coup qui à fait quoi ? Comment avez vous travaillé ?

Et bien c’est vraiment un travail global, nous avons écrit le scénario à trois, c’est pareil pour le travail visuel, chacun amène ses idées, et une synthèse est faite.

-Comment est venu l’idée de base, le contexte de harcèlement ?

Au début, c’est plus moi qui l’ai amené, c’est un sujet qui me parle, qui me touche. Après, en collectif, nous avons rajouté des éléments, comme la relation avec le professeur, le côté fantastique…

L’une des nombreuses modèles à se prêter à une (longue) séance de maquillage

-Alors, pour moi c’est facile à dire car je suis bien incapable de faire un film, mais j’ai trouvé que le côté fantastique fait un peu artificiel, ne va pas au bout de l’idée…

Oui, , peut être, sans doutes un défaut de l’écriture à trois, pour la suite ça sera différent, car cette fois ci ce sera plus en individuel, même si on reste dans le cadre de notre collectif. Moi j’ai fais un court (à venir) intitulé « le jour où maman est devenu un monstre », Rémy est derrière « Et le diable rit avec moi » tandis Joseph fait la direction artistique, ce sont nos projets de fin de cycle d’étude.

On souhaite bonne chance à tous ces projets!!

Manuel Bayeux, auteur de polar sanguinolent

Jeune écrivain de polar, avec déjà quelques titres derrières lui (les âmes damnées, le témoin en série, le coron des morts), qui en dehors du fait d’être vraiment sympa et abordable, déborde de projet. Car en plus de ses polars, il s’est lancé dans l’adaptation de son premier roman (les âmes damnées) en long métrage où il sera devant et derrière la caméra. Mais laissons lui la paroles, captée lors du Boody Week-end, :

-Où en es tu de ton projet?

Et bien mon film est presque terminé, j’espère que les dernières finitions seront faites pour la mis juin. Je ferrais les dernières supervision avec un ami qui est ingénieur de la vision, on peaufinera nos derniers raccords, je veux que mon film soit nickel!!

-Je suppose que tu as mis de côté tes écrits pour mener à bien ce projet?

C’est vrai que j’ai moins écrit, mais je n’ai pas arrêté pour autant non plus, j’ai écrits en parallèle et j’ai 2 tapuscrits qui sont finalisés, il devrait sortir en 2018, un par semestre! Après ce qui est compliqué c’est que je n’en vit pas, je pioche dans mes économies, je suis toujours en pourparler pour le travail d’édition pour mes romans. Mais avec mon premier film j’ai déjà des contacts sérieux pour la distribution, par l’entremise du Bloody Week-end car c’est un endroit qui facilite vraiment les contacts…

Manuel Bayeux en pleine séance de dédicace…pour moi!!

-Je comprend très bien que ce soit difficile pour toi!! Et d’où te viens cet attrait pour l’écriture, surtout sanguinolente?

Ho ça remonte à loin!! En fait je doit écrire depuis mes 16 / 17 ans, j’ai toujours aimé les films de genre, et puis comme j’ai un parcours un peu particulier…

-C’est à dire?

Et bien je suis un ancien aide-soignant, j’ai même tenté le concours d’infirmier cette année pour voir, j’ai travaillé en psychiatrie où évidemment j’ai fait beaucoup de rencontre, patient ou soignant…

-Et bien on a un sacré point commun!! Je suis moi même étudiant infirmier, c’est vrai que c’est un univers très particulier (rire)

Enorme ça!! En fait l’écriture m’est vraiment venu de là, quand pour valider mon module de communication j’ai fais des recherches, j’ai eu beaucoup de matière pour construire des intrigues, et je me suis mis au défis, j’ai tenté ma chance, je m’éclate, je fais plein de rencontre comme Franck Thiliez qui est devenu un ami!!

Y a du boulot, et c’est spectaculaire, bravo!!!

-Un dernier petit mot, quel livre conseillerais tu pour découvrir ton univers?

Sans hésiter « Le témoin en série », mon deuxième livre, vraiment centré sur mon ancien univers, qui sans être biographique du tout s’appuie sur un contexte très fort!!

-Et bien merci à toi et bonne continuation pour la suite!!

Fabien Delage, réalisateur du documentaire, la rage du démon

Pour ceux qui aime les documentaires sur les films maudits, sur Georges Méliès, l’ésotérisme, un zeste de sorcellerie, la rage du démon est fait pour vous !! Pour les autres ne passez pas votre chemin trop vite, car malgré mon rejet tout personnel de la sorcellerie (en dehors de L’exorciste et Rosemary’s Baby…) j’ai trouvé de nombreuses qualités à ce documentaire. Mais laissons la parole à son réalisateur, Fabien Delage  (avec forcément mes impressions qui en ressortent)

Fabien Delage (la rage du démon) et Joséphine Darcy Hopkins (Margaux)

« J’ai eu l’idée de faire ce documentaire après avoir vu une expo à la Lanterne magique, après la projection du spectre rouge. Cela m’a donné l’envie de traiter l’aspect film maudit sous un angle plus original, et de remonter aux racines du cinéma avec Georges Méliès, l’inventeur des effets spéciaux, du film fantastique, de le découvrir sous un angle moins convenu.

Grâce à cette idée, j’ai pu faire participer à mon documentaire de nombreux journalistes (Jean Pierre Putters, Christophe Lemaire, Jean-Jacques Bernard…) et de réalisateurs (Alexandre Aja, Christophe Gans…), des acteurs…

Tout plein d’heure de boulot, sous une chaleur caniculaire, spectaculaire !! Bravo et encore bravo !!

Alors oui le film est construit progressivement pour amener les éléments maudits du film de Méliès, J’ai beaucoup travaillé sur les différentes interventions, des journalistes les plus connus, aux spécialistes moins sur le devant de la scène, après on a fait avec les sources que j’avais, on a rempli  avec des pistes plus ou moins connues… Au final le public, adhère assez largement au documentaire.

Le crâne de mes ennemis. Une petite journée où j’étais pas en forme…

Il y a eu quelques autres rencontres intéressante, comme Tinam Bordage (trouvable sur facebook…oui comme tout le monde) le créateur du Sadique Master Festival, bien évidemment fan de film déviant / underground / extrême et auteur du livre « les dossiers sadique master » une dissection du cinéma underground (vendu sous le manteau, parce que dessous il est nu bien évidemment), fan de « Serbian film » (personne n’est parfait, moi je n’ai même pas compris son côté sulfureux, mais bon je suis fou…) et surtout passionné par le sujet.

J’ai aussi eu le plaisir de croiser Alexandre Jousse, Alain Kaehr, d’écouter les frères Bogdanov, des bénévoles très sympa, des potes…vivement l’année prochaine!!!

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