Wonder Woman, 2017 de Patty Jenkins par George Abitbol

C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Vu les critiques assez positives du film, je me suis donc laissé tenter par le visionnage de wonder woman au cinéma, malheureusement en VF mais bon c’est quand même mieux que rien.

J’étais assez content du choix de la réalisatrice « Patty Jenkins» car je pensais que prendre une femme était un bon choix, manière d’éviter les lourdeurs classiques d’une réalisation purement masculine mais, au final il n’y a aucune différence. Les mêmes clichés et stéréotypes reviennent sans cesse, souvent sous la forme de blague pour ado frisant le machisme d’un fan de tuning. Du coup je me demande si la réalisatrice avait les mains libres.

Je ne vais pas vous spoiler, car je déteste ça, donc en gros nous avons droit a une « origin story » certes classique mais, quand même intéressant au niveau du scénario sauf que, il y a un hic, car dans la première partie du film sur le plan visuel, entre les fonds verts a gogo très moches et les animations des personnages complètement désarticulées et avec plus de câbles dans le dos qu’un film asiatique, j’avais l’impression de voir un film des années 80/90 tellement c’était kitch et moche. Et c’est vraiment dommage, car à cause de cette intro complètement loupé sur le plan visuel je n’ai jamais réussi à rentrer dans le film.

Puis le film change de décor mais, pas pour du mieux, bien au contraire car la deuxième partie du film est encore pire que la première mais pas sur le plan visuel cette fois mais, sur le plan scénaristique. Encore une fois wonder passe pour la gourde de service qui découvre le monde et j’avais même l’impression de voir une sorte de mary poppins mais, en plus cruche et c’était dur à faire. Heureusement c’était un passage assez court.

Petite séance shopping tranquille entre filles

Me voilà donc face à la dernière partie du film, la plus intéressante au niveau du scénario et de l’action. Malheureusement cette partie possède encore une fois énormément de défauts. Je m’explique, montrer l’innocence face à l’horreur ou la naïveté face à l’inconnu, ok c’est bien de montrer la fragilité d’un perso qui doit grandir en puissance et en maturité tout au long d’un film sauf que à aucun moment y compris dans la scène finale elle n’arrive à devenir LA WONDER WOMAN bien bad ass que j’attendais.

Merde, je me suis encore cassée la gueule

La naïve de service se retrouve donc avec des compagnons qui sont tous au passage aussi inutile et inintéressant qu’une verrue sur les fesses, mais bon, vu la tronche du méchant qui possède autant de charisme qu’une vieille brosse a chiottes dans un WC turc je pense que de toute façon, même gaston lagaffe aurait pu faire l’affaire tellement le bad guys en question était ridicule, bref je ne vais pas en rajouter sur le type, car j’ai rarement vu un méchant aussi loupé. Du coup les moments héroïques du film ne le sont pas vraiment vus qu’ils sont tous gâchés par des perso ridicules et sans intérêt. Sans oublier,  les FX digne de la série sliders qui donnent envie de vomir. Même le son si caractéristique de wonder woman qui était assez jolie dans BVS passe ici assez inaperçu vu qu’on ne l’entend que deux fois dans le film. Bref le seul personnage que j’aime et qui arrive à sortir du lot, c’est la méchante de service mais, bien sûr c’est un personnage secondaire et donc la réalisatrice ne prend même pas le temps, de la développer, hors je pense que justement c’était l’adversaire idéal, genre combat de femmes dans la boue des tranchées.

Tu as encore oubliée de prendre le PQ pour le weekend randonnée ?

Au final, le film me fait plus penser à un croisement entre différentes princesses disney ( la petite sirène, raiponce et même Vaiana pendant quelques minutes) et encore que, la plupart d’entre elles arrivent à devenir bad ass dans certains films, hors ici même vers la fin la pas si wonder que ça n’arrive toujours pas à comprendre ce qu’elle vient faire dans cet univers.

Bref je suis extrêmement déçu par ce film d’autant plus que je n’arrête pas de lire des critiques dithyrambiques donc, sois je suis complètement passé à côté du film et c’est possible, soit les gens avaient tellement envie de voir un film avec une héroïne qu’ils arrivent à passer outre les nombreux défauts de cette réalisation, sauf que moi je n’arrive pas à fermer les yeux devant autant de défauts surtout pour un film a grand budget. Alors oui j’ai 40 ans et ne fait sûrement pas partis de la tranche d’age visé par ce genre de film mais quand même, j’aurais voulu voir un film plus mature et sérieux.

– Vous êtes un homme.

– Ouais… Je veux dire, je ne ressemble pas à un homme ?

une purge totale, à jeter à la poubelle, par la fenêtre, dans le cosmos, bref très loinWonder woman de Patty Jenkins (2017, USA) avec Gal Gabot, Robin Wright, Chris Pine…durée 2h21

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