Rupture, de Steven Shainberg (2016), par Sékateur

Une jeune femme, la trentaine, mère d’un enfant et séparée, est soudainement enlevée par des types bizarres, et transportée en un lieu inconnu pour y subir des expériences vraiment chelou. Voilà l’histoire de ce film. On navigue entre torture porn et survival, c’est très convenu dans le principe, mais le résultat vaut-il le coup d’être vu ?

C’est toute la question. J’aime beaucoup Noomi Rapace, c’est même pour ça que j’ai acheté ce DVD. Comme souvent, elle y est excellente. Flippée, terrifiée, décidée, méthodique, on ne peut rien reprocher à son personnage. Je pense. Mais je ne suis pas objectif ! Non, vraiment, sans être un canon de beauté, Noomi Rapace impose une présence, un charisme, et une force à son personnage qui pourrait, incarné par une autre, n’être qu’une ombre au service d’une intrigue très très très tirée par les cheveux…

Le plus dommage dans l’affaire, c’est que la réalisation est propre. La photographie rend honneur aux décors, c’est lugubre, lumineux, claustro-phobique, bien comme il faut. La captive ne peut que s’accrocher à des voix, ces gens autour d’elle qui semblent partager le même calvaire qu’elle… c’est bien étouffant, rien à dire.

Sauf que le scénario ne tient pas la distance. Entre le remake pourri de Hostel et la resucée de Martyrs, ce film ne se décide jamais à adopter l’une ou l’autre démarche. Au final, le spectacle reste froid, désincarné, aseptisé. C’est vraiment dommage.

On obtient donc en grande majorité une sorte de survival, inutile puisque l’on sait que le personnage va survivre, autrement, le dénouement n’aurait plus aucun sens. Mais survivre dans quelles conditions, c’est la question posée… qui ne trouvera aucune réponse, ou presque. Bon, on va dire tant mieux ! Mais est-ce suffisant ? Je me demande…

Le dénouement, très ambigu, ne dit rien de la réalité des émotions qui habitent le personnage, alors que c’est la clé du film. Tout se termine d’une façon très lisse, et j’aurais aimé plus de peps.

Pour le reste, le film déroule ses péripéties avec talent, c’est classique, déjà vu, mais ça marche. Noomi Rapace incarne une personnalité opiniâtre, vouée à un objectif, celui de retrouver son fils. Le reste peut crever. Son parcours se suit avec intérêt, malgré le classicisme de l’ensemble, c’est captivant et au final, décevant. Car l’intrigue ne tient pas ses promesses. Le fin mot de l’histoire est très limite. Je me demande encore à quoi servent ces tortures, pour atteindre l’objectif tant prisé… C’est juste bête…

Sympa, mais bof….

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