Mission Impossible : Fallout, de Christopher McQuarrie (2018), par Sékateur

Je dois le confesser, je suis allé voir Mission Impossible VI : Fallout au cinéma, en 3D…
Oui, j’ai osé, car j’ose tout, c’est même à ça qu’on me reconnaît !

Et que dire ?

Que ce Mission Impossible, un peu comme les précédents, tente de singer James Bond sans parvenir à en saisir le charme suranné. Que c’est une franchise de films d’action totalement concons façon « Jason Statham » avec de gros moyens. Que les gros moyens, finalement, ça le fait bien sur grand écran. Je crois que c’est tout. S’il y a d’autres arguments positifs, merci de me les donner en com’, je verrai ce que je peux en faire !
Autrement…

Quelle incroyable daube !

Oui, j’entame ma chronique par un jugement péremptoire, totalement justifié selon mes critères de qualité, et pourtant bien insuffisant pour décrire l’excellence de l’ensemble.
Je suis très paradoxal, aujourd’hui.
Ce 6ème « Mission Impossible » (qui s’avérera très possible, au final, comme toujours) nous conte l’emploi de l’organisation de Ethan Hunt pour retrouver 3 sphères remplies de plutonium, destinées à fabriquer des bombes nucléaires « portables », dérobées par une organisation nébuleuse, sur fond de manipulations internes aux services secrets, un vrai bordel !

MI6 - 01

Le côté espionnage est très présent et souligne la totale incompétences desdits espions, qui se font repérer en moins de 2 secondes, franchement même le pire des glands les débusquerait au milieu de la foule, par leur attitude hautement suspecte ! Suffit d’observer deux bonhommes, dans des WC, qui surveillent les mecs qui pissent. C’est à chialer de niaiserie !

Fort heureusement, ce film ne cherche à aucun moment le réalisme. Encore moins la finesse.
Chaque rebondissement est cousu de fil blanc, mais propose derrière un délire de scènes d’action vraiment badasses. Sur ce point, honnêtement, le spectateur n’est pas volé. Je crois même que c’est l’argument premier qui m’a fait adhérer à l’ensemble. Parce que d’accord, le scénario a été écrit par un cruciverbiste, ok les personnages sont stupides et incompétents, ok les dialogues oscillent entre le miel et les abeilles et Terminator, mais je dois l’avouer, voir Paris ainsi « violée » par des courses-poursuites de folie, des fusillades de malade, des infiltrations rocambolesques, j’ai trouvé ça vraiment accrocheur.

Peut-être étais-je bien luné, allez savoir !

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Paris, c’est le lieu « phare », celui qui occupe environ 1h30 de film (à peu près, j’en sais rien), mais nous voyageons en premier lieu en Allemagne, à Berlin, avant d’atterrir sur notre belle France et de bifurquer vers Londres, et enfin le Cachemire.

Je ne vais pas raconter l’intrigue, ce serait fastidieux, et certainement inutile, puisque le scénario, mes amis, on s’en bat un peu les nouilles ! Ce film est un festival de scènes d’action, le reste c’est de la littérature. Suffit d’observer de près les scènes « intimistes » – la pire étant à la fin du film – pour se convaincre que non, le réalisateur, le scénariste, le dialoguiste, et sans doute les acteurs, n’ont jamais pensé une seule seconde que le spectateur serait ému par ces quelques minutes d’accalmie !
Disons que ça fait avancer un peu le schmilblick niveau relationnel. On s’en tape, mais bon, on l’accepte parce que après tout, il s’agit d’humains, et l’humain est sensible, pas vrai ? Hein, hein ?
Ok, l’humain est sensible. Admettons.

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Cette fliquette a un tout petit rôle dans ce film énaurme, mais allez comprendre pourquoi, elle fait partie des scènes les plus mémorables du film. Pas la plus féroce, loin de là, mais elle marque…

En voyant ce film, j’ai repensé à une pub des Nuls, sur du parfum « Trop, c’est pas assez » ! Eh oui, je me suis dit, dans ce film, tout est TROP. Les espions sont trop louches. Les bombasses trop sexy. Les magouilles trop prévisibles. Les scènes d’action trop hasardeuses. C’est la loi du too much, ce film. Du grand n’importe quoi au service du spectacle façon pop-corn !

On aime ou on n’aime pas, c’est la manière habituelle de le dire. Pourtant, moi, y’avait peu de chances que j’aime. Déjà, les James Bond ont tendance à me gonfler, surtout les derniers. Mais là, vraiment, j’y ai trouvé mon compte. C’est tellement excessif, tellement débile, tellement con, tellement « sincère » (oui, en quelque sorte), que ces défauts pourtant rédhibitoires finissent par emporter mon adhésion.

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Il s’agit donc d’un film de merde, et pourtant il m’a collé au siège durant 2h30, merci à lui, et tant pis pour le bon goût, la culture, le 7ème art, la bienséance, et je loue les tauliers de la Pellicule Brûle qui ont anticipé ce moment douloureux, pour m’aider à trouver la note adéquate !

 plaisir-coupable

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