Starcrash : Le Choc des étoiles de Luigi Cozzi (1978) par Loïc Bugnon

Aux confins de l’univers, le maléfique comte Zarth Arn s’oppose à l’Empire et à son bienveillant empereur. Deux aventuriers, Stella Star et Akton, reçoivent de l’empereur la dangereuse mission de trouver la base secrète de Zath Arn….

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Starcrash est un bon petit film italien de 1978 qui fut tourné dans la foulée de Star Wars afin de profiter de son succès à la fois fulgurant et mondial !C’est d’ailleurs le succès de Star Wars qui a motivé les investisseurs dans ce film.
L’introduction du film est clairement « inspirée » de Star Wars, on le perçoit également dans certains plans et personnages tout au long du long métrage.

En ce qui concerne le scénario au style BD, tout est dit dans le synopsis : De l’aventure, Stella et Akton vont en rencontrer dans ce périple intersidéral…entre amazones, hommes préhistoriques, un robot géant digne d’un hommage au film Jason et les Argonautes (1963), de la conduite de vaisseaux spatiaux en tout genre et de sombres planètes avec une petite aparté en apesanteur…et tout cela dans un univers kitsh et coloré.
Ce space opéra italien a connu à son époque un véritable succès en Italie, et peut-être même plus que le bon Flash Gordon !
Un bien bel exemple que ce que pouvait faire le cinéma d’exploitation à l’époque avec de petits petits moyens !

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Côté interprétation, on retrouve parmi un casting haut en couleur, un inconnu Marjoe Gortner (Akton) avec son outrageuse coiffure qui entoure l’empereur, interprété par Christopher Plummer (L’Armée des 12 singes), et notre regretté Joe Spinel (Maniac) en comte Zarth Arn.

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Le fils de l’empereur n’est autre que le beau David Hasselhoff (K 2000), malgré son apparition tardive à 30 minutes de la fin du film… Stella Star jouée par Caroline Munro (Maniac, Dracula 73) donne une présence et un charme indéniable au film avec son personnage très peu vêtu, qui nous permet d’admirer sa belle plastique ! (Je remercie grandement le costumier …). On peut dire que la belle Caroline Munro s’impose dans ce film, elle s’avère être plutôt convaincante à mon gout !

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J’allais oublier : le robot Elias, interprété par un certain Judd Hamilton, le mari de Caroline Munro à la ville. (A l’époque) Et oui !en plus le robot fait aussi penser au C3PO dans son attitude vis-à-vis de Stella !

On peut souligner aussi un bon directeur de la photographie qui se prénomme Roberto D’Ettorre Piazzoli, qui réalise des effets extraordinaires avec la couleur, en l’utilisant d’une manière très éclatante… Attention les yeux ! (d’ailleurs cela me rappelle le travail d’un certain Mario Bava qui savait aussi s’en servir dans ses films). Au niveau musical, on trouve la présence d’un certain John Barry, quel surprise ! Pour les néophytes, on lui doit les bandes originales de certains James Bond entre 1963 et 1987, ce n’est pas rien tout de même, ainsi que des films comme King Kong (1976), Le trou Noir (1979) ou Danse avec les loups (1990)….

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Réalisé avec des moyens réduits avec des raccourcis scénaristiques surréalistes, aux dialogues complètements délirants (boutades en tous genres avec une mention spéciale au robot Elias), décors simplistes avec des maquettes et des bouts de ficelles, costumes kitsch et coiffures « choucroute », des mattes painting à foison, sans oublier de petites longueurs !
Mais on pardonne tout ! pourquoi ?

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Parce que StarCrash, c’est avant tout un bel hommage au cinéma de Science Fiction et surtout au cinéma familial. Ancien collaborateur de Dario Argento, le réalisateur Luigi Cozzi est un grand amoureux de cinéma. Dans sa belle filmographie, on lui doit entre autres l’atypique et très bon giallo de 1975 (The Killer Must Kill Again ), le sous-alien Contamination (1980), et sans oublier l’inestimable le chat noir (1989)avec Caroline Munro ….Que du bon !

Tiens je fais de la pub : il tient également la boutique de Dario Argento «Profondo Rosso » à Rome.
On aime ou on déteste, nanar ou pas, Starcrash ne laisse pas indifférent. Pour ma part, c’est véritablement un film incroyable dans tous les sens du terme… c’est hilarant, extravagant, une aventure cosmique disco-spatiale qui nous renvoie dans vos souvenirs d’enfant…
Il sera d’ailleurs diffuser en juin au bloody week-end en compagnie du réalisateur, le non moins sympathique, Mr Luigi Cozzi…et cerise sur le gâteau…. en compagnie de la belle et douce Caroline Munro !
Préparez votre navette spatiale pour juin, ça va être cosmique !

Big Up Luigi !

Excellent, encore!!

 

Starcrash (Italie) de Luigi COZZI (1978) avec Caroline Munro, Marjoe Gortner, Christopher Plummer, David Hasselhoff, Joe Spinel. Durée : 1h34

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5 commentaires

  1. Wouah ! Voilà une critique qui fait plaisir à lire ! J’approuve totalement ! J’adore ce film, dont les qualités, car il en a, sont difficiles à apprécier si on ne se met pas en tête le contexte dans lequel il a été tourné, et avec quels moyens. C’est vraiment un assemblage de système D, de bouts de ficelles, le tout mis en scène par de très bons techniciens, sans doute les meilleurs de l’époque dans leurs domaines. Moi, je trouve ça bluffant. Et pour me rendre compte du miracle crée par ce film, certes nanardesque, certes kitch, certes mal joué, eh bien, il suffit de voir la suite, le StarCrash 2, une vraie bouse sans intérêt, qui met en évidence tout ce qui fonctionne à merveille dans le premier, quand bien même ce serait « too much »…

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  2. Merveilleux – Tout ce que j’aime de cette folle époque des 70’s ou l’audace et la créativité ne s’embarrassaient pas de complexité et d’aspirations prétentieuses –
    Un voyage onirique dans des aventures galactiques qui ont formé l’imaginaire de la génération Space Opera – J’admire toujours autant que la 1ère fois ou je l’ai vu (en 83), avec le recul du temps ça n’a pas perdu son charme; jai l’impression de retrouver une vieille BD qui m’avait fait rêver et qui attendait qu’on l’exhume du fond du grenier –
    Non, les super-productions et l’armada de logiciels sophistiqués ne supplanteront jamais le charme de ces oeuvres que l’on taxe de « nanars », de « daubes » et de « bouses » dans les pseudo-critiques vaniteuses ou groupes de « cinéphiles » couillons à l’ego surdimensionné se prenant pour des maîtres –
    Tous ces films, romans et BDs de science-fiction font partie de l’immense cathédrale du fantastique et de l’anticipation, chaque oeuvre a sa place à chaque époque et a légué quelque chose que l’on retrouve aujourd’hui dans des films que l’on pense tout neufs tout beaux – et qui sont des redites.
    « Ces films sont des pièces de théâtre de notre siècle; des oeuvres d’art modestes que les millions du business finissent pas pervertir. L’art est de plus en plus soumis au business, et le business n’a pas de visions, ni d’ideal.
    Faites des films comme vous feriez de bonnes pièces de théâtre, mettez-y le meilleur de vos rêves; le business doit être emporté par la force des rêves. » – Roger Corman

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